J’ai envie de chocolat!

Qu’on se le dise directement, la comptabilité et moi ça fait deux. Ou même 3, en fait…

Devenir thérapeute indépendante a été pour moi une grande étape : je devenais une entité professionnelle avec un cabinet à moi toute seule et tout et tout… Sauf que chaque médaille possède deux côtés et celui que je n’aime pas franchement, c’est celui de l’administratif. Voilà, c’est dit.

Au moment de faire mon bouclement comptable de l’année 2020 (déjà écoulée depuis de longs jours), je me suis retrouvée face à une multitude de termes, de notions dont je n’avais jamais entendu parler. Oui, je sais, comptable c’est un métier… et bien on va dire que maintenant, j’en suis bien convaincue ! Pis zut, ce que j’aime moi, c’est semer des graines de bonheur, éveiller un peu les consciences sur le bien-être, accompagner de manière bienveillante les personnes qui me font l’honneur de m’octroyer leur confiance… et non pas me triturer les méninges sur l’actif et le passif de mon bilan !

J’ai regardé des tuto (parce que oui, j’ai investi dans un programme dit « simple »), j’ai lu et relu des paragraphes de site internet, j’ai demandé plusieurs fois « aide » sur les messages d’erreurs. Et je me suis énervée ! Fâchée tellement fort… j’ai juré, pesté, ronchonné, râlé… Contre quoi ? Contre la compta ? Non… contre moi.

Je me sentais comme devant mon prof de math au collège, le regarde fixe avec la volonté ferme de comprendre ENFIN comment faire mon problème d’optimisation. Je ressens encore la frustration de ne pas réussir à dompter mes neurones à enfin s’ouvrir à l’utilisation des lettres et des chiffres dans un même calcul. Les chiffres et moi, c’est compliqué. Mais ce qui l’est plus encore, c’est la difficulté d’admettre que malgré ma volonté, je n’y arrive pas ! Alors je me braque, m’y remets, rassure mon égo et ma fierté en leur disant que je ne les lâcherai pas. Je me fâche… et ça me fait mal. Ça me ronge de l’intérieur, ça me vexe et ça me fait peur. Comment vais-je pouvoir continuer mon activité d’indépendante sans maitriser l’art de la comptabilité ?

Et le yoyo entre mon mental et mes émotions était lancé. Au point où, d’une humeur exécrable, j’ai convié mon ordi entre les carottes vapeur et le riz, à table avec mes enfants (qui cela dit en passant, se sont bien marrés d’entendre mon vocabulaire fort peu recommandable !).

Et ce fut lorsque je me suis retrouvée seule, les enfants à l’école ou à la sieste, qu’elle m’a appelée. Suavement, tendrement. La tablette de chocolat, sucrée, onctueuse réservée pour une bonne occasion… Cette envie irrépressible de chocolat… je la connais par cœur. C’est donc le sourire au coin des lèvres que je me suis dit « Lise, as-tu vraiment besoin de chocolat ? », et clairement, mon cœur me dit « non… j’ai besoin de douceur ».

Et là pour la première fois de la journée, je me suis prise par la main. Je me suis assise sur mon zafu au milieu du salon et j’ai respiré. J’ai médité jusqu’à ce que chacune de mes cellules se soient enrobées de douceur (ça a pris du temps !). J’ai ouvert les bras à cette adolescente en moi qui craignait les épreuves de math, et j’ai été douce avec la femme qui découvre une nouvelle discipline…

Parce que oui aujourd’hui, je peux choisir d’être tendre avec moi-même.

 

C’est avec une grande tendresse que j’ai pris la petite en moi qui avait peur de se faire réprimander par la main avant d’appeler le comptable de la famille qui, de tout son cœur, m’a félicitée pour mon exercice 2020, et m’a aiguillé pour modifier 4 petites écritures de rien du tout.

 

Bilan exécuté. Petites cajolées. Femme… prête à recommencer !

 

Toi aussi parfois la colère t’attrape et ne te lâche pas? C’est une émotion instinctive que nous possédons tous… Est-ce que parfois, c’est le chocolat qui t’appelle pour adoucir ce qui se trame dans ton cœur ?

Et si tu commençais par choisir de t’arrêter pour mettre un peu de douceur à l’intérieur de toi, comme ça sans raison ? Cela fortifiera ton athlète intérieur au fil des jours pour finalement te permettre d’opter pour une petite méditation au lieu d’un plaque de délice cacaoté lors de bilan compliqué !

Back to Top